À quelques mois de la présidentielle, et à l’heure des choix, les démocrates semblent à la peine. À l’inverse, les populistes paraissent bien plus à l’aise dans une campagne rythmée par les réseaux sociaux, alimentée aux fakes et boostée à l’IA. Difficile d’inverser la tendance ? Pas si sûr. Partageant son expérience, Stéphane Fouks propose d’abord un diagnostic : les démocrates ont non seulement perdu le monopole de la parole légitime, ils laissent aussi le monopole des nouveaux codes de communication aux populistes.
Pour lui, nous ne vivons pas la fin du monde, mais la fin d’un monde, celui des experts et des élites, de l’écrit et de l’entre-soi. Dans le nouveau monde, les émotions ne sont pas les ennemies de la raison, la verticalité peut s’allier à l’horizontalité. Surtout, tout est devenu com’. Par mépris ou incompréhension, les démocrates n’arrivent pas à saisir cette centralité de la communication. Ils se leurrent en dénonçant les nouvelles règles du jeu au lieu de chercher à les comprendre et à les suivre. Tant qu’ils ne seront pas sortis de leur ignorance, ils perdront la bataille des émotions, celles des récits, et en fin de compte, celle des urnes.
Stéphane Fouks analyse ces nouvelles règles que certaines entreprises ont déjà mises en œuvre et que les démocrates peinent à maitriser. Il en détaille les ressorts mais aussi les conséquences pour les dirigeants, sollicités comme jamais dans ce nouvel environnement incertain, féroce et véloce. Ils puiseront dans ce livre l’inspiration pour défendre leur réputation, transformer leurs marques et leurs marchés, renouer le dialogue avec leur public. Citoyens, politiques ou patrons, tous y trouveront les codes pour déchiffrer la campagne autant que le nouveau monde, et pour agir dans ce que Stéphane Fouks appelle « la guerre communicationnelle ».